Tu t'en vas, le temps t'emporte contre ton gré.
Ce temps qui passe, mais ne repassera pas,
J'aimerais bien l'arrêter , une fois, pour voir.
Une pause pour que je te parle de ton courage que j'admire,
Et de ces souvenirs qui restent gravés dans mon c½ur.
Mais le temps passe à travers nous et nous montre
A quel point nous sommes impuissants.
Ta maladie, petit à petit, t'emporte loin de moi.
Je n'ose pas te parler de mes craintes;
Ces cauchemars qui font que je réveille en larmes
Au milieu de la nuit; pour ne pas t'inquiéter.
Je ne peux ni te le dire, ni te le montrer,
Ce fichu sentiment d'amour que j'éprouve pour toi.
Cette maladie que je ne peux soigner avec mon c½ur
Et mes caresses sur tes joues, je la hais.
Elle n'a pas le droit de te séparer de moi.
J'aimerais lui dire de te laisser, d'aller ailleurs
Loin de nous, pour que de longues années,
Puissent germer à l'horizon.
Pour l'instant, je ne sais pas à quel point cet horizon ne peut germer.
Mais je te vois affaiblie de jours en jours
Et cela me détruits petit à petit.
Mes pieds sont d'argile, je ne tiens plus debout,
Mon c½ur a mal, il s'éteint avec toi,
Mes yeux sont humides des larmes qui se plaindront de ton absence.
Le Destin n'est pas juste! Qu'as tu fais pour mériter cette douleur
Qui nous fait tous souffrir? Ce mal qui s'en prend à toi,
Je donnerais jusqu'à ma vie pour que tu reste plus longtemps
Auprès de moi...
(Maintenant, c'est enfin fini, on peut s'assoir toutes les deux sur la terasse a regarder l'horizon, à boire un café , à rire , enfin, comme avant. Quelle joie de te retrouver, de te serrer dans mes bras toi mon pti bout de coeur, mon pti bout d'amour, encore avec nous pour longtemps. Je t'aime.)